VrOOm lève 1,5 million d’euros et prépare (déjà) un 2e tour de table pour accélérer sur le Métavers

Invitée le 23 mai à l’inauguration du nouveau studio de l’IDEM au Soler (Pyrénées-Orientales) en compagnie de Jean-Michel Jarre, partenaire de longue date de la startup, VRrOOm en a profité pour dévoiler ses plans pour les mois qui viennent.

« Nous sommes très satisfaits de notre première levée de fonds, 1,5 million d’euros, réalisée sans dilution de capital, ce qui est assez rare pour être souligné, commente Bastien Bouchut, directeur financier externe (BR partner) de la start-up. Cela prouve que le projet de l’entreprise bénéficie d’une forte crédibilité, c’était le but recherché. Et nous sommes parvenus à intéresser Bpifrance, mais aussi le Crédit Agricole, la Société Générale, Airbus Développement qui œuvre pour la création d’emplois, le Centre national de la Musique, le réseau Entreprendre, la Région. Maintenant, nous pouvons préparer la suite. »

La suite, c’est d’abord très rapidement des investissements dans les ressources humaines et le marketing, mais aussi une seconde levée de fonds, bien plus importante cette fois, de plusieurs dizaines de millions d’euros, pour changer d’échelle.

S’il reste discret sur les investissements attendus, Louis Cacciuttolo, le fondateur de VRrOOm, en profite pour haranguer les investisseurs : « Nous sommes à un tournant de ces technologies aujourd’hui, nous voyons partout dans le monde les entreprises chinoises ou américaines investir des sommes folles dans ce domaine de la réalité virtuelle, du Métavers qui est l’internet de demain, nous n’avons pas le droit de manquer ce train-là ».

1.000 milliards de dollars

« C’est un marché dont les projections montrent qu’il pourrait atteindre 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2030, et c’est demain ! », reprend Bastien Bouchut.

Aligné avec Jean-Michel Jarre sur la nécessité de constituer une force de frappe française sinon européenne dans ce domaine, Louis Cacciuttolo précise vouloir réserver la levée de fonds à des investisseurs et des fonds d’investissement qui, cette fois, soient originaires de France, ou au moins européens : « On voit beaucoup trop de startups qui très vite passent sous contrôle étranger à l’occasion de ces levées de fonds », regrette-t-il.

« Il y a malheureusement ici une défiance des investisseurs français face à la tech, chose qu’on ne retrouve pas aux États-Unis par exemple où l’écosystème est bien plus porteur pour des projets comme le nôtre. Mais nous tenons à conserver cet ancrage en France, avec des emplois locaux, ici au Soler par exemple », martèle le P-dg, qui a installé son entreprise dans le village de startups du Pôle Action Media de cette petite ville aux portes de Perpignan.

« Ce que nous attendons de cette 2e levée de fonds, ce ne sont pas seulement des capitaux, mais aussi un effet réseau, des partenaires pour nous aider dans notre développement », ajoute Bastien Bouchut.

Les modalités et les attentes de cette levée de fonds, quoi doit être bouclée d’ici la fin de l’année, seront connues prochainement. Elle servira à la R&D, au marketing et aux développements des moyens humains. Bref aux ambitions mondiales de VRrOOm.