Métavers : un défi aussi pour les PME – Forbes France

Si vous n’avez jamais entendu parler du métavers, c’est que vous vivez sur une autre planète ou que vous étiez en vacances ces derniers mois sur une île déserte.

Fin octobre, en annonçant la transformation de Facebook en Meta, Mark Zuckerberg a mis la lumière cet univers virtuel, déjà bien connu des spécialistes.

Depuis, tout le monde affirme vouloir s’y développer, des grands acteurs du luxe (Louis Vuitton, Fendi, Dolce & Gabbana, Gucci, Ralph Lauren, Burberry, Prada, Balenciaga…), de la communication (Publicis, Havas…), des technologies et des télécoms (Google, Samsung…) et même de l’automobile comme Hyundai ou du conseil comme Accenture.

Personne ne sait encore si le métavers va finir par faire « pschitt » comme le disait un ancien Président de la République et vivre le parcours d’un Second Life, hier monde vedette, aujourd’hui presque totalement oublié, ou si le développement de la réalité virtuelle, des NFT, les « not fungible tokens » qui vous rendent propriétaire d’un bien purement digital, de la Blockchain, va s’imposer partout, notamment chez les jeunes générations et devenir un monde aussi prégnant pour eux que le monde réel l’est aujourd’hui pour les « Boomers » (la génération du baby-boom, tellement moquée par nos adolescents).

Ce type de situation est toujours inconfortable. Consacrer du temps, de l’énergie et de l’argent à une tendance dont on ne sait in fine si elle va prendre, c’est faire un pari. Les Anglo-saxons parlent du phénomène FMO, « Fear of Missing Out », peur de passer à côté de quelque chose, tel un Kodak resté concentré sur l’argentique et qui passe à côté des premiers signes de l’essor de la photographie numérique.

Mais les exemples abondent aussi d’investissements perdus à poursuivre des chimères parce qu’elles étaient un temps à la mode.

Qui vivra verra. Cependant, le devoir d’un chef d’entreprise étant d’anticiper et de tenter de ne se fermer aucune porte, nous pouvons faire ce constat : pour l’instant, le monde des PME, particulièrement en régions, passe complètement à côté du phénomène. Trop loin, pas assez concret, dira-t-on. Peut-être. Mais s’il devient incontournable, rattraper le retard initial sera compliqué pour les entreprises de moyenne taille.

D’où cette question simple : que peuvent faire les PME dans le métavers ? Comment y être présent, comment en profiter, comment s’y développer ? Les phrases de Mark Zuckerberg résonnent alors à nos oreilles : « le métavers sera une plateforme immersive où vous pourrez presque tout faire : vous réunir avec vos amis, votre famille, travailler, étudier, jouer, créer… On pourra se sentir en présence des autres, malgré la distance. En réunion, vous aurez l’impression de partager un espace, d’échanger de vrais regards et non pas juste de fixer des visages sur un écran. Ce qui déverrouillera plein de nouvelles expériences ».

L’avantage de cet univers virtuel, c’est qu’il gomme les limites et les frontières. A cet égard, être de taille moyenne ou petite peut être un inconvénient dans le monde physique. Il l’est beaucoup moins dans un univers digital. Produits, services, solutions peuvent prendre une nouvelle dimension dans le métavers – même si à la fin, il faudra bien fournir une prestation concrète.

Ce nouveau monde peut aussi prendre une importance majeure dans le secteur des ressources humaines, surtout après cette crise sanitaire qui a vu se développer fortement le télétravail. Avec le métavers, les expériences collaboratives à distance peuvent être totalement transformées – et améliorées, par rapport à nos visioconférences à rallonge et à répétition que nous connaissons depuis deux ans.

Si le métavers peut offrir des opportunités, il présente aussi des risques. Qu’arrivera-t-il aux réfractaires aux nouvelles technologies, à ceux qui ne veulent ou ne peuvent s’adapter aux outils de la réalité virtuelle, que ce soit dans leur vie personnelle ou professionnelle ? Quel serait ce monde où cohabiterait un monde réel avec ses contraintes et un monde virtuel de tous les possibles, fantasmés ou non ? Que dire à une femme ou à un homme plus heureux dans le métavers que dans son existence réelle ?
La solution idéale serait d’être capable de combiner ces deux mondes, d’organiser les passerelles entre eux, de créer un univers augmenté mariant réel et virtuel en gardant le meilleur des deux.

Rien ne dit que nous y parviendrons. Mais dans ces interrogations et cette quête, les PME doivent trouver leur place. Elles ont mis des années à acquérir leur légitimité et même leur respectabilité. Elles sont aujourd’hui considérées comme un des piliers de notre économie et de nos emplois. Elles doivent rester attentives à l’heure où le métavers dessine les perspectives d’une nouvelle dimension.

 

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