Les formations community manager en 2023 : nouveautés !






 

En 2023, une formation community manager en bonne et due forme, devra être conforme aux nouvelles exigences du marché et donc des marques et des entreprises faisant appel au community management.

Ce que représentent les programmes de formations CM aujourd’hui et ce qu’ils devront être dans les années à venir, demandera à certains centres de se bouger s’ils veulent créer la différence.

Dans la même veine, il faudra reconsidérer les formateurs autrement et comprendre que l’on va davantage vers l’accompagnement plus que la formation en tant que tel ! Ce ne sont plus les mêmes compétences et les mêmes méthodes. On ne peut plus vanter un absolu ou une méthodologie, mais conduire à un résultat !

C’est une forme de coaching, plus que de la formation où l’on enseigne un moyen de faire quelque chose au dépend de dizaines d’autres. Un résultat peut être le fruit de centaines de méthodes de travail différentes, c’est pourquoi la formation devient un travail où on accompagne des individus qui ont des différences, et non un groupe que l’on amène vers une méthodologie unique.

 

Les programmes de formation community manager à l’heure actuelle

Les programmes de formation pour devenir community manager ne changent guère depuis plusieurs années, hormis des ajustements qui n’apportent pas de réelles plus-values aux cursus.

Malheureusement, certains vont même ajouter des matières, mais bien souvent au dépend d’autres qui sont parfois plus importantes. Surtout quand on sait que la formation CM est limitée en nombre de jours ou d’heures, et qu’eux ne s’allongent pas !

Le résultat est alors un community management qui se dilue, avec des sujets parfois juste survolés et donc trop peu développés. Il est donc évident qu’en sortie de cursus, on aura des community managers qui ne seront pas vraiment opérationnels, sinon à travailler dans des petites structures qui n’ont pas une réelle connaissance du métier de community manager. Il faudra une vraie appétence du coté de l’apprenant pour poursuivre !

La réussite d’un programme de formation CM

Pour qu’un programme de formation community manager fonctionne, il faut constamment s’adapter, innover, être en veille et surtout rencontrer les apprenants car ce n’est pas aux formateurs de faire tampon. La rencontre permet d’instaurer la confiance vis-à-vis du centre et de montrer que l’on est à l’écoute, et ça, c’est le rôle du responsable de formation ou du centre dans le cas de petites structures. Rencontrer et rassembler les formateurs est également important.

Ne pas être connu de ses apprenants est à mon sens un manque de respect et de considération, vis-à-vis des personnes qui ont fait un choix de formation. Ce sont tout de même les étudiants, les apprenants, les personnes en reconversion etc. qui sont à même de faire des retours sur le contenu d’une formation, dire ce qui ne vas pas, participer à l’amélioration d’un programme etc. C’est un métier de contact et de communication pour lequel il ne faut pas être en retrait ou absent.

Aujourd’hui parmi les centres et écoles, de nombreux responsables ne jouent pas ou peu ce rôle ! Il suffit juste de lire des avis dans les groupes, forums, d’écouter les retours des apprenants et de constater que ce sont bien trop souvent les formateurs qui font tampon etc.

Faire du remplissage ou comment gangréner une session de formation

Le grand problème de nombreux centres de formations qui montrent bien le peu d’intérêt à être reconnu ou à former une élite, est le remplissage. Il faut remplir une session coute que coute, sinon on perd de l’argent.

Peu importe si des personnes n’ont pas le niveau, qu’elles ne sont pas motivées et que ça plombe l’ambiance, il faut remplir. C’est là où les formateurs prennent malheureusement le relais et que les responsables se planquent.

Le grand problème de beaucoup de centres de formation qui n’ont pas du tout le niveau, c’est de faire du remplissage pour rentabiliser, et peu importe le niveau des apprenants !




 

Les erreurs de casting plombent une grande partie des sessions de formations !

C’est sur ce point que l’IFOCOP est nettement au-dessus des autres centres sur la spécialisation en community management. Il y a un vrai test, un entretien, et tous ne sont pas pris sous prétexte qu’il faut remplir. Le résultat est là ! La formation est reconnue, certifiée et ils n’ont pas de problème à avoir le nombre d’apprenants requis.

Quand une école ou un centre est reconnu, c’est ici que vous souhaitez apprendre, et c’est aussi ce qui durcit un peu le niveau. Ce n’est pas du remplissage d’une session que l’on sortira une élite de community managers ! Il faut être honnête, à moins de tomber sur des personnes avec de vrais dispositions, et ça arrive, mais ce ne sera aucunement grâce au centre.

 

Les formations community manager vont devoir évoluer en 2023

Si les formations CM n’évoluent pas en 2023, on se retrouvera avec de nombreux profils CM sans compétences à jour, et qui ne répondront plus aux besoins du marché. Quels sont les points fondamentaux à aborder pour les années à venir ?

Les Métavers

Rien que le Metaverse suffit à revoir tout un pan du community management à lui-seul. Aujourd’hui on parle encore de réseaux sociaux et de contenus. Demain on parlera de mondes virtuels et de comportements. La modération des comportements sera un vrai sujet, mais quel formateur y est préparé, quel centre à anticiper ?

Les Métavers

On ne modère pas le comportement d’une personne comme on modère le contenu qu’elle rédige ! Demain les communautés seront gérées au sein des Métavers et pour cela, il faudra en connaitre toutes les mécaniques de fonctionnement. Qu’il s’agisse de Meta, de Sandbox ou de l’ensemble des acteurs social media, c’est la direction qui est prise. Nul ne pourra passer à côté et c’est là que le besoin en community managers repartira.

La concurrence

La concurrence se durcit de plus en plus et les freins sont là ! Comment un community manager d’hier pourrait encore faire le même travail aujourd’hui ? Pourtant on enseigne les mêmes techniques, les mêmes schémas, mais on sait qu’ils ne fonctionneront plus aujourd’hui !

La créativité ça ne s’apprend pas, ça se contourne ! Mais on demande des profils créatifs, originaux, novateurs et capables de créer du vrai contenu, pas 2/3 lignes en entête d’un post. Comment les programmes de formations CM s’adaptent à cette concurrence ? Qu’est-ce qui est revu pour répondre à ces véritables problématiques ?




 

Si les centres et écoles continuent à produire des profils aptes à faire du community management de base, les CM qui sortiront de formation resteront sur le marché du travail ou retourneront à leur ancien job. C’est déjà le cas pour nombre d’entres eux, et sans même que les centres ne montrent un quelconque intérêt ou qu’ils ne se remettent en question.

Ne devrait-on pas suivre un apprenant après une formation et s’inquiéter de savoir s’il a pu trouver un travail dans cette voie ? Pour moi ça me parait être du bon sens, notamment sur des cursus longs pour apprendre le métier de community manager.

Nombre de community managers retournent à l’issue d’une formation à leur ancien travail ou à une autre voie, et aucun centre de formation ou école ne se remet en question, ça montre le niveau !

Anticiper, innover et être visionnaire

Autant dire que les centres de formations et les écoles devront aussi faire appel à des experts pour enseigner des leviers qui ne sont encore qu’émergeants, mais qui seront ceux les plus représentés demain. Il ne faut pas hésiter à innover sur des leviers nouveaux et se positionner dessus, pour au moins répondre à des besoin futurs de la part d’entreprises. Le virage social media s’opère et le virtuel arrive à grand pas !

la réalité augmentée au sein des formations community manager

Anticiper aussi les besoins de demain est primordial dans ce monde qui mute sans cesse. Les Métavers ouvrent la voie, donc il faut la suivre, surtout quand l’acteur majeur du social media ; Facebook, devient Meta.

Réalité virtuelle, réalité augmentée, chabots, relation client via messageries

La réalité virtuelle sera déjà associée aux Métavers et y jouera un rôle majeur. La réalité augmentée quant à elle, aura aussi une part importante à jouer et elle sera développée au travers de nombreuses entreprises et/ou domaines où le community manager aura certainement à mettre en place des actions.

Il faut donc apprendre l’univers et savoir comment il fonctionne du point de vue applicatif et plus encore.

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On pourrait ajouter d’autres points mais cela ne servirait à rien. Il faut être capable de redéfinir le métier de CM, voir de le découper, ce qui me semble plus approprié avec tout ce qui va arriver. Enfin il sera bénéfique de créer des programmes de montée en compétences, et de les proposer comme option selon les secteurs visés.

Il s’agit d’avoir un tronc commun et de proposer des modules qui seront par exemple autour de la relation client via les messageries, la modération etc.

 

Les problèmes qui se posent chez les formateurs et les centres

Les formateurs ont eux-mêmes besoin d’être sans cesse à jour pour enseigner au plus proche des réalités du marché et des attentes formulées par les entreprises (et les centres). La réalité d’un métier aujourd’hui ne sera plus la même demain, et dans le digital tout va très vite !

Formateur community management qui est fatigué

Connaissant de très nombreux formateurs, il y a malheureusement plusieurs problèmes qui se posent aujourd’hui dans la relation qu’ils ont avec les centres / écoles pour lesquels ils travaillent :

  • La mise à jour des programmes : Un travail qui prend beaucoup de temps et qui n’est pas valorisé ni même rémunéré par les centres. Les centres s’approprient les programmes, il faut les charter et aucune (ou trop peu) indemnisation au vu du temps passé. J’ai travaillé pour un centre qui payait 3000€ le programme et 600€ la mise à jour annuelle. Voilà un centre qui considérait ses formateurs et le travail à produire !
  • Les tarifs jours : Être payé entre 200€ et 400€ par jour est bien trop peu pour un indépendant, d’autant plus s’il n’est pas payé pour créer les supports. Le résultat c’est que les formateurs perdent leur motivation et un turnover se met en place au sein des centres. De plus il est difficile d’avoir des bons formateurs à bas prix, sauf pour ceux qui aiment dispenser et qui compensent sur d’autres missions, et encore !
  • Les sessions annulées : De nombreuses formations sont annulées faute de participants, et pour le formateur c’est un réel problème quand on sait qu’il est indépendant et que son planning est géré en fonction de ses missions. Une formation qui saute, ça peut être un programme qui a été construit pour rien, auquel s’ajoute un vide de quelques jours dans l’agenda qui arrive bien souvent 2/3 semaines avant la formation.
  • Formateur et médiateur à la fois : Face à des écoles ou des centres qui ont des responsables qui ne se montrent pas, c’est au formateur de devenir le médiateur, de trouver parfois des solutions et d’être parfois le vilain petit canard quand ça prend des proportions inattendues ! Ce n’est pas le rôle d’un formateur de devoir intervenir auprès des apprenants. Quand vous voyez nombre de profils s’adresser aux formateurs pour tout type de problème, ça montre à quel point le centre et/ou le responsable de formation joue leur rôle.
  • Formateur disponible : Un formateur qui aime son métier se rend souvent disponible au-delà de ses heures, et quand en plus il joue un rôle de médiateur, il finit par prendre un statut qui n’est pas le sien, et encore une fois sans même de la reconnaissance ni indemnisation de la part du centre. C’est là où certains formateurs se contentent juste de faire leurs heures et sont mêmes dépeints par leurs apprenants.

Ce sont là des problèmes à considérer quand on sait que tout va vite et qu’il faut être proactif dans cet univers. Un formateur doit à ce titre, être privilégié et considéré avec une rémunération juste et équitable en fonction de son travail, de sa disponibilité etc. Au pire il y a le dialogue et une vraie relation à tisser où chacun sort gagnant.

On peut être autonome, c’est pas le soucis, mais le formateur ne doit pas devenir le représentant du centre de formation sous prétexte que les responsables sont absents ou invisibles aux yeux des apprenants.

 

En conclusion

Les formations community manager devront être rapidement revues, c’est un fait ! Mais plus encore de trouver un équilibre en vue de former des vrais community managers, et non des profils qui seront à peine opérationnel au sein de petites structures.

Pour les grosses sociétés s’abstenir, à moins qu’un stage ne vienne compléter la formation CM et qu’un tuteur au sein de l’entreprise, considère son stagiaire pour lui enseigner les rudiments en situation opérationnelle.

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