Internet en Algérie : Vitesse, classement, qualité de service et opérateurs (Dossier)

La population algérienne se réveille aujourd’hui dans un monde sans Internet. À une époque où la dépendance à ce réseau de communication est telle qu’une coupure réelle et prolongée plongerait l’humanité dans un cauchemar post-apocalyptique, les Algériens, eux, devront apprendre à vivre sans, l’espace d’une semaine.

En effet, pour garantir la tenue d’un examen national devenu banal – un baccalauréat accordé à la majorité des candidats, quitte à réduire la moyenne d’accès à 9/20 et compromettre la valeur de ce diplôme à l’international, les autorités algériennes ont recours, aujourd’hui encore, à des méthodes extrêmes : filtrer la connexion avant et pendant le déroulement des épreuves (source).

Mais quelle connexion est « filtrée » ? Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls touchés et les VPN, qui pouvaient servir à contourner la censure ou les limitations, ne sont d’aucune aide, dans cette situation. L’Algérien lambda, qui souhaite se connecter à Internet, se heurtera à une coupure pure et dure du réseau. Il convient alors de comprendre qu’Internet n’est pas un réseau téléphonique sur lequel il est simple d’empêcher la transmission d’une personne A à une personne B, mais une toile mondiale où les services sont entremêlés. Une tentative de filtrage à grande échelle aboutit souvent à une coupure de tous les services.

Devant cette démonstration de force des autorités sur un service devenu vital pour la population, l’Algérien ne peut que prendre son mal en patience. Il pourra à nouveau scroller TikTok le soir, ou après la période du bac. Il pourra à nouveau faire défiler les reels sur Instagram ou prendre des nouvelles de ses proches de l’autre côté de la Méditerranée. Mais même en dehors de ces coupures, les utilisateurs algériens se rendent bien compte que la qualité du service qui leur est offert par les opérateurs autorisés en Algérie est loin d’égaler celle qu’ils pourraient avoir dans d’autres pays.

Où en est Internet en Algérie ?

Alors que les opérateurs de téléphonie fournissent un réseau 4G-LTE capable de délivrer un débit de 100 Mbps (Méga bits par seconde) et annoncent fièrement une couverture quasi totale du territoire algérien, en vrai, il n’en est rien.

L’internaute algérien, s’il est connecté sur mobile, fera surtout l’expérience d’un réseau 4G discontinue et éparse. En ville, les antennes de transmission, en nombre insuffisant, sont souvent saturées. En compagne, les « chanceux » auront une couverture et les plus chanceux feront l’expérience du débit maximal que peut fournir une antenne relai placée au milieu de nulle part et utilisée par une poignée d’individus.

Selon les données recueillies par le spécialiste de la vitesse des connexions Internet Ookla (source), la vitesse de connexion médiane en Algérie est de 13,62 Mbps en réception et 10,59 Mbps en envoi. La moitié des clients mobile bénéficient donc d’une vitesse inférieure à 13 Mbps, alors que la 4G pourrait leur permettre d’atteindre une vitesse de 100 Mbps. Pire : ces 13 Mbps fournies via les réseaux mobiles ne sont qu’à la moitié de ce que propose Idoom sur ses plans ADSL ; une technologie pourtant dépassée.

L’ADSL est d’ailleurs encore la technologie la plus répondue en Algérie, pour la connexion « fixe », et la transition vers la fibre optique se fait attendre. Peu de foyers et trop peu de régions y ont accès. Ainsi, la vitesse médiane de la connexion chez Idoom – filiale d’Algérie Telecom – n’est que de 10 Mbps avec un envoi lent à 0,79 Mbps.

Les concessions accordées par Algérie Telecom en mai 2021 (l’entreprise avait doublé le débit de ses clients, soit réduit les prix de moitié (source), a eu l’effet d’élever la médiane de 6 Mbps à 9 ou 10 Mbps. L’envoi, pour sa part, est resté à 0,79 Mbps, limité par la technologie désuette utilisée par Algérie Telecom sur son réseau câblé.

En moyenne, les clients Idoom possèdent un débit de 11,04 Mbps (20 Mbps étant leur offre ADSL la plus rapide, et 100 Mbps leur offre fibre optique la plus rapide). Quant à l’envoi moyen, il est de 2,15 Mbps, réhaussé par la présence de clients fibre optique, qui ont accès à des débits supérieurs.

Classement de l’Algérie en termes de connexion à Internet

Carte des vitesses de connexion à Internet (Source)

Connexion mobile algérienne

La connexion mobile en Algérie, instable, au réseau éparse et au débit loin de ce qui est promis au client, arrive à la 121e place mondiale ; très loin derrière la France, qui se place à la 65e place avec un débit médian de 61,12 Mbps en réception et de 7,81 Mbps à l’envoi. Encore plus loin derrière les Pays-Bas, premiers de l’Union européenne et 7e au monde, avec 104,46 Mbps / 15,87 Mbps au compteur.

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Au top du classement, l’on retrouve la Norvège (3e), le Qatar (2e) et les Émirats arabes unis (1ers). Une connexion mobile aux émirats vous garantirait un débit médian de 134 Mbps en réception et de 22 Mbps en émission, avec une moyenne à 268 Mbps en téléchargement et une latence de 20 ms.

Connexion ADSL en Algérie

Côté filaire, et sans surprise, l’Algérie ne fait pas mieux. 145e au niveau mondial, le service d’Algérie Telecom ne permet de dépasser que des pays comme la Libye, le Nigéria, l’Uganda, le Pakistan, le Venezuela, la Syrie, le Niger ou l’Afghanistan. Ce dernier ferme d’ailleurs le classement, à la 181e place, avec des débits médians de 1,81 Mbps en réception et 2 Mbps en émission. La Tunisie s’offre aussi une place au bas du classement mondial des connexions à Internet. Le voisin de l’Est n’octroie à sa population qu’un petit 8 Mbps en téléchargement et 0,84 Mbps à l’envoi.

Le Maroc ne fait pas mieux, même avec un accès aux câbles sous-marins traversant l’océan atlantique et liant l’Afrique à l’Europe. En effet, le voisin de l’Ouest se positionne la 128e place mondiale, avec des débits médians de 13 Mbps / 4 Mbps.

De l’autre côté de la méditerranée, la France arrive à la 18e place, avec un téléchargement à 110 Mbps et un upload médian à 88 Mbs. En haut du classement, on retrouve le Denmark (5e, avec 166 Mbps), le Chilie (2e avec 200 Mbps) et Singapore (1er avec 207 Mbps).

Contre toute attente, la vitesse de connexion Internet continue d’augmenter au niveau mondial. Entre avril 2021 et avril 2022, le débit médian mondial est passé de 48 Mbps à 63 Mbps, soit une augmentation impressionnante de 31 %.

En France, le débit est passé de 69 à 110 (+60 %) en câblé et de 43 à 61 en mobile (+42 %). En Algérie, grâce à la réduction des prix opérée par Algérie Telecom, qui n’a d’ailleurs pas été suivie par les fournisseurs mobiles, la connexion filaire a gagné 62 %, alors que la connexion mobile a stagné aux alentours de 12 Mbps. Un autre signe que les réseaux 4G, qui sont loin de couvrir efficacement les villes et les compagnes, n’ont pas été étendus par les fournisseurs, et que les débits offerts après consommation du forfait initial n’ont pas été rehaussés.

Malgré l’ouverture et la fin du monopole d’Algérie Télécom sur la boucle locale annoncées en juin 2018 (source), les investissements pour améliorer la qualité de la connexion en Algérie sont absents. Ooredoo, Djezzy et Mobilis se contentent de leurs réseaux et de la couverture qu’ils ont déjà mis en place, alors que les clients, dans les villes, subissent de plus en plus les effets de la densité démographique. La connexion offerte par ces opérateurs dépend encore d’Algérie Telecom et des débits que cette dernière leur permet d’atteindre.

Du côté des câbles sous-marins, dont l’accès et le contrôle sont exclusifs à l’État, on peut citer Med Cable Network, propriété d’Orascom Telecom et actif depuis 2005, qui fournit l’Algérie au niveau d’Oran, Alger et Annaba et qui lie le pays à Marseille, en France. Le câble SeaMeWe-4, actif depuis 2005, sert l’Asie du Sud, l’Afrique de l’Ouest et Marseille – l’Algérie y est connectée au niveau d’Annaba. TE North, actif depuis juillet 2011 et dont Algérie Telecom est un des propriétaires, va de Chypre à Marseille, en passant par Abu Talat (Égypte) et Annaba. Le câble ALPAL-2, actif depuis 2002, appartenant à l’Algérie et à l’Espagne, lie Alger à Majorque (source)

Le câble Orval, mis en service en décembre 2020 et qui a permis de désengrener l’Internet algérien, qui suffoquait lors de la pandémie de covid-19, lie Oran et Alger à Valence, en Espagne.

La vitesse de connexion à Internet en Algérie, par opérateur

3 opérateurs ont la main mise sur le marché algérien, où seul le « dernier kilomètre » dépend d’eux. En effet, seul l’État algérien contrôle les points d’accès au pays, et Algérie Télécom se charge de la distribution des débits aux opérateurs. Ces derniers sont alors chargés de mettre en place leur réseau d’émetteurs, d’antennes et de relais pour faire parvenir ce service au consommateur.

Ooredoo arrive en tête, pour la énième année de suite, avec un score de 25,05 accordé par Ookla. Ce score prend surtout en compte le téléchargement, mais aussi la qualité du réseau (en se référent au nombre de personnes dont la connexion est très basse) et la qualité de l’upload. Mobilis, d’Algérie Télécom, arrive second avec un score de 18,08, avant que Djezzy ne referme la marche avec un score de 13,25. Ooredoo bénéficie aussi du meilleur score de consistance (avec 82 % de ses clients ayant accès à un téléchargement de 5 Mbps descendant et 1 Mbps en ascendant au minimum). Mobilis arrive 2e (74,3 %) et Djezzy en 3e (64,6 %).

D’après les données recueillies par Steam – une plateforme de vente de jeux vidéo –, la vitesse de téléchargement moyenne par les clients par opérateur est comme suit :

  1. Ooredoo : 8,6 MbpsPublicité
  2. Algérie Telecom (ADSL) : 8,5 Mbps
  3. Djezzy : 4,9 Mbps
  4. Mobilis : 5,1 Mbps

Quels appareils les Algériens les plus riches utilisent-ils pour se connecter à Internet ?

Lorsque l’on regarde la frange du peuple algérien qui a accès aux meilleurs débits, on découvre des appareils haut de gamme, comme le Redmi K40 G5, l’iPhone 12 Pro Max 5G et le Galaxy S10 G5 ; des téléphones dont les utilisateurs ont accès à des connexions de 35 Mbps en moyenne, et dont les prix vont de 74 000 dinars à 189 000 dinars, bien hors d’atteinte des bourses moyennes.

La connexion filaire en Algérie, par wilayas

Les données des vitesses de connexion filaire par wilayas nous apprennent que toutes les régions du pays bénéficient d’une même qualité de service, quel que soit leur éloignement. Ainsi, toutes les données sont proches de la moyenne nationale, avec un écart-type négligeable de 0,59. Au plus haut, l’on trouve Saïda, Mostaganem et Alger, situées près des câbles sous-marins. Et au bas du classement, l’on trouve Tamanrasset, avec une médiane de 7,49 Mbps.

Du côté de la latence (le temps que prend l’information pour parvenir à un serveur), pas de surprises non plus. Tamenrasset, à cause de l’éloignement, accuse une latence de 63 ms (milisecondes), tout comme les autres wilayas du Sud (El Oued, avec 56 ms, Ghardaia avec 55 ms, Adrar avec 46 ms). Les wilayas du Nord, surtout celles sur le littoral, bénéficient de la latence la plus faible, de par leur proximité avec les points de sortie. Ainsi, Oran affiche 29 ms, Setif 28 ms en moyenne, Tizi-Ouzou 25 ms et Alger 23 ms.

Pour connaître le débit de votre connexion Internet, il suffit de vous rendre sur le site speedtest.net si vous utilisez un navigateur ou de télécharger l’application Speedtest à partir du magasin de votre téléphone (Play Store ou App Store). Avant de faire le test, et pour garantir sa précision, assurez-vous que rien n’utilise intensivement votre connexion. Si vous utilisez le wifi de votre mobile ou êtes connecté sur votre ordinateur personnel, demandez aux autres personnes connectées d’arrêter leur consommation le temps de réaliser le test. Une fois prêts, lancez le test en appuyant sur le bouton GO.

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Comprendre la vitesse affichée par Speedtest de Ookla

Ookla affichera votre vitesse de réception (téléchargement), c’est celle qui vous intéressera le plus si vous consommez du contenu multimédia sur Internet ou téléchargez des jeux vidéo, votre vitesse d’envoi (upload), qui vous intéressera si vous envoyez des vidéos, discutez avec vos proches sur WhatsApp, Telegram ou si vous partagez votre écran sur Zoom. Aussi, vous verrez la latence de votre connexion (temps que l’information prend pour atteindre sa cible) ; cette donnée vous intéressera si vous jouez à des jeux multijoueurs en ligne (une valeur inférieure à 100 ms est généralement nécessaire).

Le téléchargement et l’upload sont affichés en Mbps, soit Mégabits par seconde. C’est celle que votre opérateur vous communique. Ainsi, si votre fournisseur ADSL vous promet « 20 Méga », vous devrez voir un résultat proche de 20 Mbps. Mais vous voudrez sûrement diviser cette valeur sur 8 pour connaître votre vitesse de téléchargement en Mo/s (mégaoctets par seconde) dans les programmes et applications sur votre PC ou téléphone. Ainsi, si vous possédez une connexion ADSL 20 Méga, soit 20 Mbps, vous devriez atteindre des vitesses de téléchargement de 2,5 Mo/s. Vous pouvez maintenant comparer votre vitesse réelle aux promesses faites par votre fournisseur d’accès à Internet.

Pourquoi Internet est lent en Algérie ?

La communication sur le réseau Internet dépend de beaucoup de facteurs ; en allant de votre téléphone jusqu’aux câbles sous-marins qui lient le pays aux autres. Chaque élément de la chaîne est important et la vitesse que vous percevrez dépendra du maillon le plus faible.

Votre téléphone, s’il est équipé de la 4G, possède certainement les moyens de recevoir plus de 100 Mbps, mais l’antenne de transmission à laquelle il est connecté peut ne pas être en mesure de lui offrir ce service. L’éloignement est un facteur important – plus on est loin, moins bien on capte le réseau. Mais la surpopulation aussi est un facteur. Une station de transmission située dans une zone surpeuplée aura du mal à garder une transmission stable ou rapide vers un appareil client. Ainsi, en ville, il est d’usage que les opérateurs multiplient les relais pour assurer une couverture relative à la densité de la région. Des quartiers plus peuplés pourraient avoir besoin de plusieurs relais, alors qu’un village isolé pourrait se satisfaire d’un seul. Il est donc de la responsabilité de l’opérateur de positionner ses antennes de façon à garantir un service consistant à tous ses clients. Malheureusement, l’expérience sur le terrain est très différente. En ville, votre vitesse de connexion 4G pourrait baisser sous les niveaux de l’ADSL, ou même connaître des coupures intermittentes.

Pour sa part, l’ADSL fourni par Idoom (d’Algérie Telecom) repose sur le réseau téléphonique filaire ; vieillissant, instable et peu résistant. La technologie ADSL est elle-même obsolète.

Enfin, le nombre et la qualité des câbles sous-marins qui lient un pays aux autres influencent grandement la qualité du service. Un câble permettra de transmettre une quantité limitée de données et ne pourrait pas toujours répondre aux besoins grandissants d’une population à l’ère d’Internet, du travail et des études à distance. Les technologies de filtrage, qui permettent aux opérateurs ou aux pouvoirs publics de couper l’accès à certains sites qu’ils jugent malsaints, immoraux ou dangereux, ou même à des services interdits dans le pays, sont aussi un élément qui ralentit fortement la vitesse de connexion et affecte la consistance du service.

En août 2020, alors qu’un grand nombre d’internautes étaient privés de connexion pendant 6 jours, Algérie Telecom se défendait en évoquant des travaux sur les câbles sous-marins et des perturbations « mondiales ». Jeune Afrique évoque un « un maillage peu résilient, car peu interconnecté avec les réseaux de ses voisins » et rappelle l’année 2015, quand un navire marchant avait sectionné le câble Sea-Me-We 4 aux côtes d’Annaba, causant une dégradation du trafic algérien pendant 2 jours. Algérie Telecom avait alors balancé son trafic sur le câble Alpal-2 qui relie le pays à l’île de Majorque.

Mais des sources du média Jeune Afrique chez Orange (qui assure la maintenance du câble en Méditerranée) avaient affirmé qu’il n’y avait pas de travaux en août 2020, et qu’une maintenance menée en avril de la même année avait été sans conséquence sur les utilisateurs algériens (source). C’est donc le réseau national qu’il fallait blâmer.

Quels sites Internet sont inaccessibles en Algérie ?

Plusieurs services peuvent être indisponibles en Algérie. Ainsi, des opérateurs mobiles bloquent les protocoles « Torrent », qui permettent des téléchargements de pair-à-pair, souvent utilisés pour acquérir des films ou des séries de façon illégale – Idoom ne bloque pas ces services. Au niveau national, plusieurs sites de pornographie sont bloqués ; cette forme d’audiovisuel étant interdite en Algérie. Certains sites d’information sont aussi inaccessibles depuis l’Algérie, pour des raisons diverses. Les VPN, des services qui permettent de contourner certains blocages, sont autorisés pour les particuliers – mais leur utilisation par les entreprises est réglementée et doit être déclarée.

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Lors de certains événements, comme les examens du baccalauréat (et anciennement du BEM), les autorités algériennes ont recours à un filtrage plus poussé, qui permet de bloquer l’accès à des services de communications (comme WhatsApp, Viber et Telegram), à des outils de contournements (proxy et VPN) et à des plateformes sociales (comme Facebook, Instagram, Reddit ou Twitter). L’accès à YouTube et Wikipédia est généralement permis. Malheureusement, les méthodes utilisées pour ce filtrage de masse font que l’instabilité s’étende peu à peu jusqu’à créer une congestion générale du réseau. À ce moment, plus rien n’est accessible et il faudra attendre le moment où le filtrage est désactivé (pour le bac, entre les différentes épreuves et le soir).

Quels sont les sites web les plus consultés en Algérie ?

Plusieurs outils, utilisés par les sites web afin de connaître leur audience et compter leur nombre de visiteurs, permettent de connaître les sites les plus demandés dans un pays. Ainsi, en Algérie, et sans aucune surprise, Google arrive en pole position. Le géant du web s’est imposé comme moteur de recherche incontournable. En 2e position, on trouve YouTube, plateforme vidéo la plus populaire et appartenant à Google.

D’après les données d’Alexa, service de cotation de sites web, c’est vers la 12e position que l’on croise le premier site algérien ; Ouedkniss, le site de petites annonces, qui figurait à la 3e position en mars 2021 et qui a donc perdu 9 positions au profit de Twitter, absent du top 25 en 2021 et qui s’est hissé jusqu’à la 6e position cette année 2022. Amazon (7e), Yahoo (8e) et Wikipédia (9e) et Tiktok (10e) ont aussi une place de choix chez les Algériens.

Du côté des sites algériens, autres que Ouedkniss (12e), on retrouve le site de la Poste algérienne à la 22e position, le média Echorouk Online (28e), l’ANEM (32e), Ennahar Online (34e), Algérie Telecom (35e), DzExams (42e) et enfin le site du ministère de l’Éducation (48e).

Quelles sont les habitudes des Algériens sur Internet ?

En 2017, 86 % des Algériens étaient utilisateurs d’Internet, d’après le rapport d’activité annuel de l’ARPT. Mais c’est en 2013 que l’accès à Internet a vraiment commencé à se démocratiser, avec la disponibilité nationale de la 3G (H+) et le déploiement, plus tard, du réseau 4G.

Pourcentage d'internautes en Algérie (source : ARPT)

Pourcentage d’internautes en Algérie (source : ARPT)

En moyenne, un Algérien passera 22 minutes par jour sur le site web de Google, 13 minutes sur le site web de YouTube, 4 minutes sur Wikipédia, 9 minutes sur Oued-Kniss, 8 minutes sur AliExpress, 10 minutes sur le site de l’ANEM ou DzExams et 10 minutes sur un certain site de pornographie accessible depuis le pays.

Du côté des « gamers » algériens, on découvre qu’ils ont téléchargé, cette semaine, 204,3 To (Téraoctets) de données de jeux vidéo sur la plateforme Steam, à une vitesse moyenne de 8,3 Mbps (qui reste en dessous de la médiane du pays).

Lors des différentes coupures que subit la connexion en Algérie, les opérateurs concernés ne communiquent simplement pas, laissant leurs clients au désarroi et dans l’incompréhension. C’est sur les réseaux sociaux que ces derniers montrent alors leur déception, avec des hashtags comme #AlgérieTelecomDown qui a fait son apparition à plusieurs reprises, comme en août 2020, qui a vu des Algériens privés d’Internet pendant 6 jours (source)

Internet en Algérie : Conclusion

Malgré une amélioration notable depuis 2020 en raison d’une pression exercée par le travail à distance et les cours qui ne pouvaient plus être dispensés dans les écoles pendant la pandémie, la connexion Internet en Algérie reste loin de satisfaire les attentes des Algériens, et encore très loin des standards mondiaux et des exigences d’un monde qui se numérise de plus en plus.

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Internet en Algérie : Vitesse, classement, qualité de service et opérateurs (Dossier)

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