Montpellier : Seclab protège les industries critiques des attaques informatiques

La société montpelliéraine développe des matériels électroniques permettant de la protection des mondes du transport, de l’énergie… dans leur digitalisation.

“On n’installe pas un antivirus sur un automate industriel.” Cette affirmation, formulée sur un ton décalé, résume à elle seule la raison d’être et l’activité de la start-up montpelliéraine Seclab. La société de quinze personnes se consacre depuis sa création en novembre 2011 à un seul objectif : sécuriser au maximum la digitalisation des industries critiques, telles que le bâtiment, l’énergie, les transports de tous types (train, avion, containers), etc.…

“La digitalisation progressive de l’industrie a créé une souplesse d’utilisation certaine, mais a également induit des fragilités sécuritaires pour celle-ci, résume Xavier Facelina, co-fondateur de la société. C’est une évolution très récente, on constate donc une très faible culture du risque informatique par les équipes, qui étaient habituées à des automates physiques.”

Néanmoins, Xavier Facélina met l’accent sur un risque essentiel. “L’impact d’une attaque informatique dans ces industries peut mettre en danger des vies humaines ou l’environnement. Celle-ci peut donc avoir des conséquences très graves, alors que le risque est relativement plus faible pour des attaques sur des données ou des flux financiers, dans d’autres secteurs.”

Les très gros industriels, tels que EDF, Thalès ou Airbus, prennent ce risque très au sérieux. Pour eux, Seclab a développé une solution de cybersécurité adaptée à la fois au monde du digital et celui de l’industrie critique. “Notre savoir-faire chez Seclab est de savoir désigner et faire fabriquer de A à Z (alimentation, composants électroniques, etc.) les barrières physiques entre les mondes digital et physique.”

Viser un déploiement mondial de ses solutions

Pour cela, la société développe et fabrique des boîtiers adaptés aux matériels industriels (trains, machines-outils, etc.) qui permettent d’interfacer ces derniers au monde digital, avec le même niveau de sécurité qu’un automate physique, qui par nature ne contenait aucun logiciel, donc pas de risque de piratage.

Ces barrières physiques permettent donc à l’industrie 4.0 de voir le jour, avec toutefois une nuance. Pour le fondateur de Seclab, “l’industrie ne pourra pas se digitaliser aussi vite que les autres secteurs. Les usines ne se mettent pas à jour dans le cloud ! Elles fonctionnent sur du temps long, qui se calcule en années ou dizaines d’années”.

La société, au capital de laquelle est entré EDF il y a quelques années, réalise un chiffre d’affaires de 2 à 2,5 M€ par an. Elle travaille essentiellement sur des projets longs, s’étalant sur “18 à 24 mois”, basés sur des environnements très complexes. Sa clientèle est essentiellement basée en France (80% de son activité), mais Seclab se félicite également d’installer ses produits chez des industriels au Vietnam, au Maroc ou aux Etats-Unis.

Elle se base sur un constat communément admis, “le monde de l’industrie se développe partout à grande vitesse”, et cherche pour cela à développer son activité hors des frontières françaises. Pour cela, Seclab doit toutefois emprunter une voie différente des autres sociétés technologiques. “Nous visons des prospects qui sont des États, ou des industriels ayant une puissance économique proche de ceux-ci. Une levée de fonds, même très importante, ne nous servirait à rien, car elle ne nous permettrait pas d’avoir la taille d’un groupe mondial, or c’est cela qu’il faut pour viser de tels clients.”

La structure cherche donc à nouer des partenariats avec des industriels de puissance et taille internationales, afin qu’ils incluent ses produits à leur propre offre. Ainsi, Seclab pourra déployer sa couverture dans le monde entier, sans quitter ses bureaux et partenaires montpelliérains.

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