Jean de Caboure publie Sakurabot, un roman associant robots, Japon et… Cabourg

Jean de Caboure, sur la plage de Cabourg. (©Talya Kahn)

Dans son nouveau roman Sakurabot, le Cabourgeais Jean de Caboure distille une association étonnante, puisqu’il s’agit d’un récit de science-fiction qui mêle robots, intelligence artificielle et Japon, entre Cabourg et l’espace…

« Une image très différente des robots »

Pourquoi avoir choisi d’explorer ce thème de l’intelligence artificielle ?

Je participe depuis plusieurs années à des projets qui s’inscrivent dans le développement de l’Intelligence artificielle, pour la santé et l’autonomie des personnes âgées. J’enseigne toujours un peu sur les nouvelles technologies pour le soin dans le DU de Gérontologie à distance Paris-Sorbonne. Par exemple, le projet européen de robot compagnon Companionable, le projet de robot Kompaï toujours en cours de développement par Robosoft, ou encore le projet en cours de coaching virtuel Europe Japon e-Vita dont la conférence finale aura lieu a Paris l’an prochain. J’avais emmené nos étudiants voir Nao avant que la firme qui l’avait inventé ait été reprise par la Softbanque.

Qu’avez-vous voulu dire à travers ce roman sur ce sujet très pointu ?

Au courant des projets concernant les robots sociaux, j’ai souhaité montrer une image très différente des robots inquiétants des films de fiction. Je me suis souvenu des lois d’Asimov, formulées par l’ancêtre des romans de science-fiction sur les robots. Mais j’ai écrit ce roman sans avoir lu ses ouvrages auparavant en profitant du confinement et du temps libéré par l’enseignement à distance.

Aimez-vous la science-fiction ?

J’ai toujours aimé la science-fiction et je me suis amusé à me projeter dans l’avenir en questionnant notre société sur ses dérives.

Votre roman célèbre également le Japon. Avez-vous une sensibilité particulière pour la culture japonaise ?

J’aime l’esthétique et la culture traditionnelle du peuple japonais. Nous avons accueilli un moment une étudiante japonaise chez nous. Sakura signifie cerisiers en fleurs, une période que fêtent les Japonais. Je me suis donc amusé en m’inspirant de leur tradition et en les provoquant un peu.

Bienvenue à « Valbec-sur-Utop »

Pourquoi avoir choisi de débuter votre récit à Cabourg ?

Parce que j’y suis né, j’y ai vécu pendant le confinement et j’y séjourne aux beaux jours, la vie y est agréable à la belle saison, hors des grandes marées touristiques.

En fait, Cabourg est étroitement lié au sujet de votre livre…

J’espère que cette initiative permettra à Cabourg, dont déjà plus de 50 % des habitants sont âgés de plus de soixante ans, de bien vieillir chez eux, d’être créatif un faisant le lien en le passé Belle Époque et le cinéma romantique, vers un futur très dynamique, si nécessaire pour assurer l’avenir dans une société qui va à marche forcée vers le presque tout numérique. Bien sûr, si la ville sait saisir cette opportunité pour en faire un axe de développement haut de gamme, sans renier son passé, cela suppose une vision prospective à long terme de cette belle bourgeoise endormie environ six mois de l’année. 2051 ce n’est que dans une génération. On y verra beaucoup plus de retraités vivre dans leur ex-résidence secondaire. Avec le réchauffement climatique, cela sera plus agréable à vivre que dans le midi. J’ai donc trouvé amusant que le début du roman d’anticipation Sakurabot, comme les suivants, commence dans un Cabourg imaginaire, que j’ai appelé Valbec-sur-Utop, avec des héros universitaires. Par ailleurs, lors d’une conférence traitant de la gérontologie et du soin, une chercheuse, Pauline Lenesley de l’Université de Caen, qui habite Cabourg, a fait un exposé dont j’ai apprécié la qualité scientifique et la clarté. Je lui ai proposé de réfléchir à une conférence scientifique à Cabourg portant sur les nouvelles technologies et le bien vieillir. Elle a accepté de concevoir une conférence scientifique sur ce thème. Elle a obtenu l’appui du maire Tristan Duval pour l’organiser le 31 mars 2023 à Cabourg.

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Allez-vous écrire d’autres romans de science-fiction ? Y aura-t-il une suite à Sakurabot ?

Après avoir écrit ce roman, j’ai découvert deux livres, l’un sur un robot ami d’une enfant, Klara et le Soleil, un autre sur les Geishas. Cela m’a encouragé à écrire deux suites concernant Sakurabot, mais toujours dans une vision très différente du futur. L’un est terminé, l’autre est en cours.

Sakurabot : l’histoire

« En 2051, en Normandie, un couple âgé, actif, savant et un peu esseulé fait créer un robot. Il adopte ce compagnon insolite et ultra performant réalisé par un laboratoire robotique de Kyoto. Ensemble, ils seront dépêchés sur la planète Mars pour sauver une colonie, qui s’y est établie, d’une disparition certaine. Cet ouvrage est donc le témoignage de cet extraordinaire être humain bionique qui raconte sa genèse, son accueil et les aventures vécues auprès de ses nouveaux tuteurs. »

Sakurabot de Jean de Caboure. Paru aux éditions Le Lys Bleu. 160 pages. Disponible au prix de 18,90 € sur le site www.lysbleueditions.com

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